Ce que cache la promesse de « trading sans commission » – Décryptage des frais invisibles.


Aujourd’hui, de nombreux courtiers en ligne rivalisent de slogans accrocheurs pour attirer les investisseurs particuliers. Parmi les plus populaires : « trading sans commission ». À première vue, cette promesse est séduisante. Qui ne voudrait pas investir sans frais ?

Mais derrière cette affirmation flatteuse se cachent souvent des frais bien réels, simplement déplacés, transformés… ou dissimulés. Chez Broker Avis, l’objectif est clair : aider les investisseurs à voir au-delà des apparences, et à comprendre ce qu’ils paient vraiment.


Trading sans commission : de quoi parle-t-on ?

Lorsqu’un courtier annonce « 0 % de commission », il fait généralement référence à l’absence de frais fixes sur l’achat ou la vente de certains produits financiers, comme les actions ou les ETF. Contrairement aux courtiers traditionnels qui prélèvent un montant fixe (ex : 5 € par ordre), ces plateformes misent sur l’accessibilité.

Mais cela ne signifie pas que le trading est gratuit. Les frais existent toujours, sous d’autres formes.


Les frais invisibles les plus courants.

1. Le spread élargi :

Le spread, c’est la différence entre le prix d’achat (ask) et le prix de vente (bid).
Sur certains courtiers sans commission, ce spread est artificiellement élargi, ce qui revient à facturer l’utilisateur… sans qu’il ne s’en rende compte.

Exemple : si une action vaut 100 €, le broker pourrait proposer un achat à 100,50 € et une vente à 99,50 €, encaissant discrètement la différence.


2. Les frais de conversion de devise.

La plupart des courtiers affichent des prix en dollars, mais les utilisateurs européens déposent en euros.
Résultat : à chaque transaction, un frais de conversion s’applique (souvent autour de 0,5 % à 1,5 %), parfois à chaque achat, vente et retrait.


3. Les frais de retrait.

Certains brokers annoncent un service « sans commission », mais facturent les retraits bancaires. Le montant peut paraître faible (ex : 5 €), mais il est significatif pour les petits portefeuilles… surtout si les retraits sont fréquents.


4. Les frais d’inactivité.

Paradoxalement, un utilisateur qui ne trade pas peut aussi payer.
Certains brokers appliquent des frais d’inactivité mensuels (par exemple après 3 ou 6 mois sans transaction), allant jusqu’à 10 € par mois.


5. Les frais sur produits dérivés ou à effet de levier.

Les courtiers « sans commission » proposent souvent des CFD ou autres instruments complexes.
Mais ces produits s’accompagnent de frais de financement, overnight ou swap, qui peuvent grignoter rapidement la rentabilité, voire aggraver les pertes.


Une promesse marketing, pas une preuve de transparence.

L’expression « sans commission » est avant tout un outil marketing.
Elle attire les nouveaux investisseurs en donnant une fausse impression de gratuité.
Mais un broker peut tout à fait ne pas facturer de commission directe, tout en gagnant beaucoup via d’autres mécanismes plus discrets.

Chez Broker Avis, plusieurs courtiers très bien notés sur cette base n’ont pas été recommandés, justement à cause de ces frais invisibles.


Comment repérer les vrais frais avant de s’engager :

Voici quelques vérifications simples que tout investisseur devrait faire :

  • Lire la grille tarifaire complète, disponible (souvent en tout petit) dans les conditions générales.
  • Vérifier les spreads sur plusieurs produits en temps réel.
  • Simuler un retrait avant de déposer de l’argent.
  • Chercher des avis d’utilisateurs sur la conversion de devises.
  • Tester ou demander des informations sur les frais liés aux CFD, ETF, levier, etc.

Conclusion : rien n’est jamais vraiment “gratuit” dans le trading :

Le trading « sans commission » n’est pas forcément une arnaque. Certains brokers jouent le jeu en toute transparence.
Mais pour beaucoup, cette promesse sert à masquer d’autres formes de facturation, souvent moins visibles et plus complexes à comprendre.

👉 Un bon courtier, ce n’est pas celui qui promet « gratuit », mais celui qui explique clairement comment il gagne de l’argent.
Et ça, peu de plateformes le font vraiment.